CR AG SNPEH 21/06/2019

Présents :

Pour le Bureau :
Emmanuel Cixous (Roubaix), président
Jean-Louis Chabernaud (Clamart), past et vice-président
Philippe Babe (Nice), secrétaire
Marc Le Bideau (Saint-Nazaire), trésorier

Présents également :
Pascal Le Roux (Le Havre)
Nicolas Crassard (Bourg en Bresse)
Jérome Clouzeau (Saint-Laurent du Maroni)
Marie Monfort-Gouraud (Meaux)
Pierre Callamand (Béziers)
Laurence Martinat (Macon)

INTRODUCTION :
Une assemblée générale du SNPEH (Syndicat National des Pédiatres des Etablissements Hospitaliers) a été organisée lors du Congrès de la Société Française de Pédiatrie
Il s’agissait de la première assemblée générale du SNPEH au Congrès de la SFP depuis des années : la dernière AG au Congrès de Clermont-Ferrand n’avait pas ramené de participant autre que les membres du bureau et l’intérêt des AG du SNPEH au Congrès de la SFP avait été remis en question (d’ailleurs peu de participants au Congrès de la SFP par rapport à d’habitude pour des raisons d’accessibilité).
Des AG du SNPEH ont eu lieu aux Journées Parisiennes de Pédiatrie depuis mais n’ont pas rencontré de succès.
La limitation des Congrès de la SFP à 4 grandes villes très accessibles a amené le bureau du SNPEH à réenvisager la tenue d’AG aux Congrès de la SFP.
Le SNPEH reste le syndicat représentatif des pédiatres hospitaliers même si quelques pédiatres semblent adhérer à d’autres syndicats. Il a des liens forts avec la SFP (et des différents groupes et sociétés qui la composent) aux côtés de laquelle il défend les intérêts de la pédiatrie hospitalière, de ses soignants (avec une attention particulière pour les médecins par essence) et de ses patients.
Il est membre du Conseil National Professionnel de Pédiatrie intégré dans la Fédération des Spécialités Médicales et interlocuteur de l’HAS aux côtés de la Société Française de Pédiatrie, du Syndicat National des Pédiatres Français (syndicat de pédiatres libéraux), et de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire. A noter, la disparition du COLPEHGE (Collège des Pédiatres des Hôpitaux Généraux), partenaire historique du SNPEH au national même si certaines « antennes » régionales persistent dans un fonctionnement autonome.
Il fait également partie de L’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH) dont la présidente est Rachel Bocher (à noter la tenue cette année des élections des Commissions Statutaires Nationales, Conseils de Discipline et Conseil National Supérieur des Praticiens, avec élection d’une nouvelle membre du SNPEH, le Dr Jeanne Baricheff du CH Armentières, comme suppléante à la Commission Statutaire Nationale).

HISTORIQUE:
Certains membres actifs du SNPEH n’y participent dorénavant plus: Philippe Talon, retraité, qui en fut le premier président puis longtemps le vice-président, Pascal Bolot qui en fut le secrétaire adjoint, Elisabeth Questiaux et Francis Leclerc.
Daniel Cau, secrétaire historique, avait été remplacé par Philippe Babe (Nice) pour cause de retraite mais maintient le contact et reste de bon conseil.
Jean-Louis Chabernaud, longtemps président, reste dans le bureau en tant que vice et past président; il reste le trésorier du CNP de Pédiatrie.
Marc le Bideau (Saint-Nazaire) reste le trésorier, pilier du syndicat et dépositaire des statuts.
Emmanuel Cixous est le nouveau président.
Azzedine Ayachi apporte régulièrement son soutien logistique.
Le site du Syndicat a changé et n’a pas pu s’enrichir de texte ou document avant récemment pour difficultés techniques qui semblent se résoudre.
Le yahoogroup, vecteur historique des communications au sein du SNPEH, continue à fonctionner mais ne touche pas les pédiatres affectés après sa création, soit par nomination (donc tous les plus jeunes!) soit par mutation (ancien listing très complet des pédiatres hospitaliers de l’époque); il a cependant permis de nouveaux échanges riches. Un nouveau listing est en cours mais se fait attendre.

PROBLEMATIQUES ABORDEES EN REUNION:

1) Le Problème majeur semble être celui des équipes en difficulté
L’équipe de Niort a en effet lancé un appel à l’aide sur ses difficultés de fonctionnement, repris par d’autres équipes.
Il porte sur la difficulté de faire tourner une équipe de pédiarie comme il y en a beaucoup dans toute la France, dans les hôpitaux non universitaires: activité de maternité, de néonatologie niveau 2A ou 2B, d‘hospitalisation de médecine pédiatrique (avec ou non USC), d’urgences pédiatriques médicales ou médico-chirurgicales, et cde consultation de recours (dans les plus gros centres, pédiatrie et néonatologie sont séparées mais ce n‘est pas le plus fréquent). Leur charge est de plus en plus lourde avec des difficultés à recruter des médecins (installations libérales secondaires fréquentes) ou à les conserver: maintien d’une activité de référence, de néonatologie, d’hospitalisation avec des périodes de plus en plus tendues en phase épidémique et faire face à l’afflux croissant de patient aux urgences également acutisé par les épidémies. Ces services deviennent de moins en moins attractifs avec des problèmes de démographie médicale.
Cet accroissement de la charge de travail est aggravé par la diminution du nombre d’internes, la diminution concomitante de leur temps de travail. Ces internes, souvent de médecine générale, représentent la majorité des internes de ces services (peu d’internes de pédiatrie dans les hôpitaux non universitaires, situation aggravée par la réforme du DES et pas d’autres DES dans ces services). Ils ont un rôle primordial dans la permanence des soins aux côtés des pédiatres seniors.
Cette diminution des internes de médecine générale s’explique par la diminution du numerus clausus (remontée ultérieure de celui-ci).
A cela s’ajoute un problème encore régional: disparition des stages d’internes de médecine générale en pédiatrie (remplacés par une formation au cabinet du médecin généraliste libéral) en Midi-Pyrénées au moins, choix entre les 2 types de formation en Poitou-Charentes au moins. Ceci ajoute le problème de la formation des généralistes à la pédiatrie et de la perte de cohésion jusqu’ici de bonne qualité entre généralistes libéraux et services de pédiatrie. Cette situation a d’ailleurs également été évoquée la veille à l’AG de la SFP.
Dans d’autres localisations, les GHT semblent avoir eu effet pervers et délétère.

2) Autre question abordée: celle des relations avec l’Association des Jeunes Pédiatres (AJP)
Jusqu’ici, seul le CNP de Pédiatrie a eu des échanges avec elle et une table ronde serait souhaitable.
Pourtant, ces jeunes pédiatres représentent l’avenir de la pédiatrie française : ils doivent participer aux débats sur l’avenir de la Pédiatrie française.
Ils sont en effet les médecins qui occuperont demain les services de pédiatrie mais ils ont tendance à vouloir rester en CHU: la solution la plus souhaitable est celle des assistants partagés.
Il n’y a semble-t-il plus de commission régionale et il serait souhaitable de la relancer.
La réforme du DES de pédiatrie va permettre de considérer de vieux internes comme des séniors. Cela va faire des séniors à faible coût pour les hôpitaux: ceux-ci resteront peu de temps dans les services ce qui peut nuire à la fidélisation des équipes.

3) Une autre problématique majeure est celle des autorisations d’activité des services de pédiatrie
Intervention notable de Pascal Le Roux du Havre: La circulaire du 28 octobre 2004 relative à l’élaboration des SROS (schémas régionaux d’organisation sanitaires et non de santé avant la loi HPST) de l’enfant et de l’adolescent. Un premier SROS avait alors été établi dans les régions puis très variablement ensuite. Un « tronçonnage » a été réalisé ensuite entre urgences, souvent couplée aux urgences adultes, chirurgie pédiatrique, pédopsychiatrie et néonatologie. La pédiatrie générale de l’enfant et l’adolescent (+/- surspécialités d’organe) n’a plus été « règlementée » au niveau des ARS; les Commissions Régionales de l’organisation des Soins de l’enfant et de l’adolescent n’existent pas ou plus; cependant, en Nord-Pas de Calais puis Hauts de France, la Commission Régionale de la Naissance et de la Petite Enfance s’est étendue il y a quelques années aux enfants jusque 6 ans. Des travaux sont actuellement en cours entre la DGOS et les Conseils Nationaux Professionnels sur la refonte des activités dont l’activité médecine. Il est souhaitable de créer une autorisation spécifique pour l’activité médecine pédiatrique mais les regards sont surtout tournés vers des activités plus spécifiques comme la réanimation, les soins continus, les urgences, la psychiatrie, la chirurgie.
La tranche d’âge 16-18 ans pose le plus gros problème. Il est à noter que le Défenseur des droits de l’enfant des Nations Unies a pointé la France du doigt à ce sujet en 2017.

4) Outre le problème de l’hôpital se pose le problème de la PMI et de la prévention qui reste nettement insuffisante.

En synthèse, le problème essentiel reste celui des soins aux enfants, de la santé de l’enfant et il semble nécessaire d’insister sur ce point auprès des autorités. La situation est très tendue partout avec des équipes trop absorbées dans leur travail pour avoir le temps de réfléchir à autre chose que le quotidien chronophage et s’exprimer. Pourtant il y a urgence.
Il faut que les Commissions Spécialisées de l’Organisation des Soins (régionales) soient force de diagnostic.
Les problématiques de la médecine générale ont un impact sur ces sujets. Et la modification de la formation des internes de médecine générale, pour l’instant dans certaines régions, pourrait accentuer ces problématiques.
Il faut aussi que l’activité pédiatrique soit reconnue dans sa technicité, que l’activité pédiatrique de ville le soit dans sa spécificité. Après une période de désaffection, elle semble à nouveau attractive pour les jeunes pédiatres car non soumise à la réalisation de tâches administratives, de courriers et surtout de gardes. Bien que louable d’un côté, cela pose de nouveaux problèmes car de nombreux jeunes praticiens quittent ainsi les hôpitaux ce qui déstabilise les équipes.
Le Conseil National Professionnel de Pédiatrie auquel participe le SNPEH aux côtés de la SFP, de l ‘Association Française de Pédiatrie Ambulatoire et du Syndicat National des pédiatres Français (entre autres) réfléchisse à ces problématiques et trouve le moyen d’être force de proposition auprès du législateur et des tutelles. D’autres sociétés, comme le GFRUP, peuvent apporter leur participation à ce projet.

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