Bulletin d'adhésion au
SNPEH 2009
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Lettres du SNEPH
Compte-rendus des
AG et CA
Annuaire des Pédiatres Hospitaliers
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Fax 01 49 29 11 46
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Textes importants
Conseil National
de l’Urgence et de la Permanence des Soins
Mai 2008
Rapport CORIAT
Arrêté du 7 février 2005 fixant les conditions des transports sanitaires
terrestres de nouveau-nés et nourrissons
CIRCULAIRE DHOS/O1/2005/67 du 7 février 2005 relative à l’organisation des
transports de nouveau-nés nourrissons et enfants
Résumé: Trois types de transports sont différenciés : le transport
médicalisé interhospitalier, le transport infirmier interhospitalier et le
transport ambulancier. Pour chacun d’eux, sont détaillés les missions, les
organisations et les moyens humains et matériels à mettre en œuvre. Des
annexes à visée opérationnelle constituent des outils d’aide à la décision à
l’usage des professionnels concernés.
Plan de périnatalité "Douste-Blazy" 2005-2007
- décembre 2004
SROS 3 de l’enfant et de
l’adolescent - Circulaire du 28 octobre 2004
SROS 3 - Annexes
Gouvernance hospitalière
derniere version 7 janv 04
Rapport de la mission périnatalité
17 septembre 2003 JC Rozé, G Bréart, F Puech (format pdf 373Ko)
Circulaire urgence pédiatrique
20 mai 2003 - format pdf 212Ko
Textes juridiques, législatives et
rapports officiels sur le temps de travail:
arrêt Valenciana, directive européenne sur
les 48heures, adaptation de la loi française, lois et décrets d'application, MNE
Méthodologie
dévaluation du temps de travail médical nécessaire au fonctionnement dune
unité de réanimation
Texte du Comité Réanimation de la SFAR validé par le
Conseil d'Administration du
vendredi 14 juin 2002 - format pdf 210Ko
La pédiatrie hospitalière dans l'impasse - note de synthèse adressé à JF Mattei - fevrier 2002 - format
pdf 87Ko
Evaluation des
besoins en pédiatrie dans les CHG
Enquête COLPEHGE 2001 S.Dib, P.Foucaud, D.Cau
(format pdf 294Ko)
Jean-François Mattei - opinions sur la réduction du temps de travail à l'hôpital
Rapport Nicolas
sur les options à prendre en matière de démographie médicale
(format pdf) - juin 2001
La
démographie médicale à l'horizon 2020 -
Rapport de la DREES - mars 2002 (format pdf)
Rapport
des groupes de travail sur les urgences
D.Nicolle - Direction des Hôpitaux et de l'Organisation des
Soins - oct 2001
Décret
"réanimation" (format pdf
78Ko)- 7 avril 2002
Les textes sur la périnatalité:
Plan
gouvernemental périnatalité
1994 et objectifs l'horizon 2000
Décrets sur la
périnatalité 1998 et autres textes officiels sur la périnatalité
Indices de
besoins nationaux afférents à la néonatologie et à la réanimation néonatale
Circulaire du 8 juillet 1999
Avis
sur les conditions de la naissance en France
1997 - Haut Conseil de la Population et de la Famille
Enquête nationale
périnatale
1998 - Ministère de la Santé
La situation perinatale en France en 1998
Juillet 2000 - DRESS
Conséquence
sur la néonatologie
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COMMUNIQUE DE PRESSE DU SNPEH
SYNDICAT NATIONAL DES PEDIATRES DES
ETABLISSEMENTS HOSPITALIERS
Le 05 janvier 2009
Les pédiatres sont
bouleversés par les deux accidents récents responsables de la mort de deux
enfants. L’enquête établira les responsabilités. En attendant nous
souhaitons exprimer notre émotion et notre inquiétude. Nous faisons un
métier difficile et ce sont les malades qui payent nos erreurs. Aucune
activité humaine n’est exempte d’erreur. Il est probable que ce qui s’est
passé à Saint-Vincent de Paul ou à Bullion aurait pu se passer dans mon
service et dans d’autres. C’est notre hantise. Nous avons le devoir de
veiller à prévenir ces erreurs. Cela nécessite que chacun assume ses
responsabilités. L’émotion que suscitent ces morts inacceptables ne doit pas
aggraver la confusion mais au contraire incite à rappeler les rôles de
chacun.
Les médecins sont responsables de leurs prescriptions, diagnostiques et
thérapeutiques. Les infirmières sont responsables de la réalisation des
soins. A ce titre il leur appartient de demander au médecin explication ou
confirmation des prescriptions en cas de doute. Il appartient aux médecins
d’encourager ces interrogations. Le chef de service ou d’unité fonctionnelle
est responsable de l’organisation de son service, en accord avec le chef de
pôle. Il n’est pas responsable de toutes les prescriptions de ses confrères.
Le directeur de l’hôpital est responsable de l’organisation de l’ensemble de
l’institution. La responsabilité du directeur n’exonère pas les soignants de
leur responsabilité. Enfin les parents participent aux soins sous la
responsabilité des médecins et des soignants.
La première condition pour éviter des erreurs est la qualité de la
communication entre les intervenants autour du malade sans laquelle la
confiance ne peut exister. Les services qui fonctionnent bien sont ceux où
les médecins et les infirmières se parlent, réfléchissent ensemble avec
humilité à rendre le meilleur service à l’enfant, font participer les
parents aux soins. Ce sont les services où prévaut l’entraide, l’esprit
d’équipe, le sens du service public, du dévouement au malade. Ce sont aussi
les services où les soins sont discutés ensemble, protocolisés. Ce sont les
services où les conflits inévitables entre les médecins, entre le service et
l’administration, entre les parents et l’hôpital trouvent des modalités de
résolution, dans l’intérêt de l’enfant. La majorité des services de
pédiatrie fonctionnent ainsi. Nous n’avons aucune raison de penser que les
deux services incriminés dans les deux décès récents et dont la qualité est
reconnue soient mal organisés. Nous attendons les résultats de l’enquête.
Nous réaffirmons notre soutien aux parents et aux soignants dans cette
épouvantable épreuve.
Nous voulons aussi attirer l’attention des pouvoirs publics sur les risques
de dilution de la responsabilité inhérents à la loi «
Hôpital-Patient-Santé-Territoire » (HPST), prochainement en discussion au
Parlement. Cette loi fait du directeur « le patron » comme l’a souhaité le
Président de la République. Le directeur recrutera les médecins et signera
seul leur engagement selon un contrat de droit privé imposant des résultats
en terme d’activité et d’équilibre budgétaire. En cas de difficultés, par
exemple de déficit budgétaire le directeur sera libre de licencier ce
médecin sans avoir à en rendre compte à qui que ce soit. Le directeur sera
lui-même soumis à une pression importante de la part du directeur de l’ARS
qui pourra le limoger en cas de désaccord sur sa gestion de l’hôpital.
Compte-tenu des augmentations prévisibles de dépenses de santé et des
dérapages budgétaires actuels, il est évident que la pression sera encore
plus forte qu’actuellement pour privilégier les économies plutôt que le
développement des soins. Les trois-quarts des dépenses hospitalières sont
dues aux salaires des médecins et des soignants. Les tensions entre
directeurs et responsables de services ou de pôles seront inévitables et
croissantes, sans instances de régulation. Pris dans des conflits éthiques
entre leur devoir vis à vis des malades et leur fidélité à l’institution les
jeunes médecins comprendrons rapidement qu’ils ont intérêt à s’installer
dans le privé plutôt qu’à l’hôpital. D’autant plus qu’ils n’auront aucune
garantie statutaire. La loi HPST risque de faire fuir les médecins de
l’hôpital, y compris les pédiatres. Nous réclamons un amendement qui
reconnaisse la responsabilité des médecins dans l’organisation de leurs
unités de soins et la qualité des soins, et le rôle de contrôle du Comité
Exécutif et du Conseil d’Administration. Nous avons besoin d’une
collaboration équilibrée et d’instances de résolutions des conflits entre
les directeurs garants de l’équilibre budgétaire et les médecins garants de
la qualité des soins. La majorité des hôpitaux fonctionnent bien parce qu’il
y a un dialogue et des choix partagés entre les médecins, les directeurs et
les élus locaux. Sans le maintien de cet équilibre entre les contraintes
cliniques, les contraintes de gestion, les nécessité de santé publique, la
réforme hospitalière dont nous avons besoin aboutira à la dégradation du
service public hospitalier quel que soit le financement mis dans la santé.
Nous demandons que nos représentants au sein de l’INPH soient reçus
d’urgence par les responsables politiques.
Il manque environ 400 pédiatres dans les hôpitaux. Et contrairement à
d’autres spécialités ce n’est pas la pédiatrie libérale, saignée à blanc ces
dernières années par un numerus clausus déraisonnable qui compensera le
déficit de pédiatres hospitaliers. En accord avec le Conseil National de
Défense de la Pédiatrie qui regroupe toutes les sociétés savantes et les
syndicats de pédiatres, nous réclamons vainement depuis deux ans un plan
national de la santé de l’enfant et de l’adolescent comme il en existe dans
la plupart des pays européens.
Docteur Daniel Cau, secrétaire
général du SNPEH
COMMUNIQUE DU SYNDICAT NATIONAL DES
PEDIATRES
DES ETBLISSEMENTS HOSPITALIERS (SNPEH)
(Membre l’INPH), 15 rue Beaugrenelle 75015 PARIS
Le 26 décembre 2008
Un enfant de 3 ans est décédé,
le 25 décembre 2008, à l’hôpital Saint-Vincent de Paul de Paris (AP-HP) des
conséquences d’une erreur d’administration, par l’infirmière qui en avait la
charge, d’un soluté inapproprié à sa situation clinique.
Cet accident grave peut en grande partie s’expliquer par un certain nombre
de conditions objectives actuellement rencontrées par les personnels
soignants et médicaux dans les hôpitaux de notre pays.
Les conditions de travail des infirmières dans les services de pédiatrie,
aux urgences pédiatriques, dans les unités de néonatalogie, de réanimation
(néonatale ou pédiatrique) ou chirurgie d’enfants se sont beaucoup
détériorées ces dernières années. Les infirmières de ces services sont en
effet très souvent en sous-effectif et non remplacées en cas de maladie ou
lorsqu‘elles sont enceintes. De nombreux pédiatres hospitaliers ont depuis
plusieurs années alerté les tutelles et demandé le respect des quota de
personnel soignant inscrits dans de nombreux décrets ou arrêtés et très
souvent non appliqués.
Les infirmières des services accueillant des enfants ont de plus à faire
face, aux côtés des médecins, à une importante surcharge de travail, en
particulier à cette période de l’année où l’activité est particulièrement
forte, en raison des épidémies de bronchiolite et de gastro-entérite. Tous
ces éléments peuvent favoriser la survenue d’erreurs d’administration comme
de nombreuses études ou enquêtes de la littérature médicale l’ont déjà
démontré.
Cet accident survient quelques semaines après que les 39 présidents de CCM
de l’AP-HP, aient interpellé Mme Bachelot, Ministre de la santé, dans un
courrier intitulé : « L’hôpital public est en cours d’asphyxie », dans
lequel ils écrivaient : « Les dépenses de personnel supplémentaires
(remplacement, intérim), si importantes dans les périodes de surchauffe,
sont bloquées. Les heures supplémentaires pour les personnels,…tout cela est
soumis à la moulinette financière la plus drastique qui soit.»… « La place
n’est plus aux réorganisations et regroupements médicalement utiles et
intelligents,.. .la place est aux économies à très court terme et à tout
prix ».
Nous demandons à la Ministre que les conditions de la sécurité dans nos
structures de soins soient rétablies et que les réductions de personnel
infirmier ou médical inscrites dans les «plans d’équilibre» de nombreux
hôpitaux soient immédiatement reconsidérées, afin d’éviter que d’autres
accidents graves de ce type ne se produisent. Nous exprimons également notre
plus vive inquiétude à propos du futur projet de loi « HPST » qui contient
des propositions de restructurations avec réduction de personnel qui
aggraveraient encore la situation actuelle dans tous les hôpitaux de notre
pays.
Pour le CA du SNPEH, Docteur J-L
Chabernaud, Président; Hôpital Antoine Béclère, 92 141 Clamart cedex, ( 01
46 32 50 22, Fax : 01 46 32 45 40
jean-louis.chabernaud@abc.aphp.fr
T2A et nouvelles gouvernance
Jacques Trevidic - Congrès des Sociétés Françaises
Médico-chirurgicales Pédiatrique - Nantes le 7 juin 2008
La retraite des PH
Perspectives en 2008
Diaporama fait par le SNPHAR
Projet de réforme de l'IRCANTEC
Déclaration commune 30 juin
08 des fédérations de la Fonction Publique
Le projet de réforme de l’IRCANTEC
qui nous est soumis aujourd’hui retient l’objectif de servir aux futurs
retraités « un niveau de pension significatif ». Il prétend assurer la
confiance des affiliés dans le régime par des règles qui visent à remettre
régulièrement en question le montant des pensions.
Pour nos organisations, au contraire, la confiance des salariés dans la
retraite par répartition repose sur la garantie du niveau de pension. En
complément du régime général, l’IRCANTEC doit contribuer au versement à 60
ans d’une pension de 75% du dernier salaire pour une carrière complète.
« Cotiser plus, toucher moins » : le projet organise en effet, à terme, une
baisse importante du taux de remplacement, tout en augmentant tant les
cotisations que la part de celles-ci à la charge des assurés. Le projet dit
faire « porter l’effort à égalité entre salariés et employeurs », mais
modifie en fait la répartition actuelle 40/60.
Les organisations signataires dénoncent le fait que le projet présenté par
le gouvernement ne comporte aucune étude d’impact social, alors que la
précarité affecte une grande partie des affiliés de l’IRCANTEC.
En conséquence, elles demandent à disposer d’études mesurant les effets de
tout projet de réforme sur les affiliés de l’IRCANTEC. Ces études doivent
prendre en compte les spécificités à chaque génération des « populations »
relevant du régime (précaires, agents publics en CDI, praticiens
hospitaliers, élus…)
D’autres hypothèses que la baisse des pensions doivent pouvoir être
examinées ; les diverses possibilités d’intervention pour assurer l’avenir
du régime doivent être explorées, ainsi que la parité syndicale du Conseil
d’administration de l’IRCANTEC l’a demandé à maintes reprises.
Faute de ces études complémentaires, les organisations syndicales siégeant
au conseil d’administration ne seront pas en mesure d’exercer pleinement
leur responsabilité quant à l’avenir du régime alors même que le
gouvernement souhaite que les partenaires sociaux soient pleinement associés
à sa conduite.
La situation financière du régime permet de prendre le temps nécessaire pour
ces travaux, pour la réflexion et la concertation. Toute précipitation, en
particulier la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire à la
mi-juillet, marquerait la volonté de passage en force de la part du
gouvernement et viendrait contredire sa volonté affichée de mettre en œuvre
le dialogue social.
Conseil National
de l’Urgence et de la Permanence des Soins
Mai 2008
Rédigé par Pierre CORIAT, Président
PRIMUM NON NOCERE
La réforme ou la chienlit ?
Editorial avril 2008
Daniel Cau, secrétaire du SNPEH
La publication du rapport
Larcher, les Etats Généraux de la Santé confirment les bouleversements
annoncés. Le SNPEH souhaite comme tout le monde une amélioration, une
réforme de notre système de santé. Nous ne voulons ni son implosion,
inévitable si nous ne faisons rien, ni sa dissolution sous prétexte des
difficultés d’un service public facteur de cohésion sociale, de santé
publique. Nous comprenons les contraintes de gestion, comptables. Nous
acceptons de changer nos organisations de soins, pas notre éthique. Dans la
confusion actuelle qu’entraînent la complexité et l’ampleur des réformes
projetées, il est nécessaire de réaffirmer les grands principes de notre
action, nos objectifs.
Il y a plusieurs réformes en cours. D’abord celle de l’organisation des
soins, et en particulier de l’hôpital. Elle concerne nos statuts, nos
rémunérations, nos contraintes de travail. Elle nous occupe beaucoup. Cette
réforme de l’organisation des soins s’inscrit dans une convergence des
secteurs public et privé et du système de rémunération des soins et de la
prévention qui remet en cause la Sécurité Sociale. Nos propositions pour la
pédiatrie doivent tenir compte de ces réformes plus générales de
l’organisation des soins et de la Sécurité Sociale.
La réforme de l’organisation des soins :
Les EGOS, la Mission Larcher l’ont dessiné autour de trois grands objectifs.
D’abord la régionalisation de la gestion du système de soins. La création
des ARS gérant le médical et le médico-social, le curatif et le préventif,
le public et le privé est admise par presque tous. Deux difficultés majeures
sont cependant éludées pour le moment : la collaboration mal définies entre
les ARS et les URCAM et l’équité entre les régions. L’organisation des
soins, en particulier le maillage hospitalier organisé par « territoire de
santé » c'est-à-dire par bassin de recrutement est dans la logique des SROS,
des réseaux et des habitudes de planification à la française. Nous y sommes
favorables, même si cela impose une plus grande fréquence de travail sur
plusieurs sites. Nous souhaitons également le rapprochement des pédiatres
libéraux et hospitaliers, le développement des temps partiels, plus d’équité
et de souplesse dans leurs statuts.
Ensuite la modification de la gestion des établissements. La transformation
des hôpitaux publics en EPIC (Etablissement Public Industriel et Commercial)
et la création de GCS (Groupements de Coopération Sanitaire), le
renforcement des responsabilités managériales du Directeur de l’hôpital,
l’assouplissement des règles des marchés publics sont proposées pour
accroître la « réactivité », l’adaptabilité des hôpitaux aux besoins de
santé du territoire. Oui à l’efficacité managériale, à une collaboration
sincère et respectueuse entre administration et médecins. Non à la
bureaucratie ! Ce qui nous inquiète c’est la gestion des carrières de PH
dans ce contexte.
Le troisième objectif reconnu de ces réformes et de modifier les statuts des
personnels (médecins ou non médecins) pour assouplir les possibilités de
recrutement…ou de licenciement en fonction des besoins. Nous sommes opposés
à la disparition du statut unique, à la contractualisation sur des objectifs
quantitatifs imposés. Le rapport des DocteursVallancien, Cuq, Aubart définit
déjà pour les chirurgiens un contrat renouvelable pour trois ans. Nous
sommes conscients de la nécessité de combler le fossé entre les
rémunérations des secteurs public et privé dans certaines spécialités comme
la chirurgie, l’imagerie, cruellement déficitaires dans nos hôpitaux. Mais
comment garantir l’indépendance professionnelle ? L’efficience, la qualité,
l’éthique de notre métier? En développant des rémunérations par trop
inégales d’une spécialité à l’autre ne risque-t-on pas de détruire la
cohésion du service publique hospitalier ? La rémunération de l’acte
intellectuel clinique ne risque-t-il pas d’être définitivement dévalorisé
par rapport aux prestations techniques plus rémunératrices ?
La réforme de la Sécurité sociale :
Chacun s’accorde à vouloir la sauver. Est-ce pour mieux l’enterrer ? Les
Ordonnances de 45 faisaient reposer les dépenses de santé sur tous les
travailleurs. C’était la volonté de garantir par mutualisation des retenues
sur salaires, un secours et des soins gratuits à tous les actifs et à leur
famille. Les travailleurs actifs par le biais de leurs syndicats géraient
leurs ressources : la Sécurité sociale leur appartenait. Elle fondait la
dignité et l’égalité des citoyens devant la maladie ou l’accident quels que
soient leurs revenus, leur employeur. Insidieusement les responsables
politiques abusent de l’argument du déficit des comptes de la Sécurité
sociale pour remettre en cause cette mutualisation des risques, cette
redistribution des moyens à ceux qui en ont besoin en proposant une
diminution des remboursements (les franchises par exemple!) ou un
financement des dépenses de santé par l’impôt (AME). Fiscaliser les dépenses
de santé c’est revenir sur l’esprit des fondateurs de la Sécurité Sociale :
c’est faire dépendre les malades de la charité publique, du bon vouloir de
l’administration ou du politique. C’est une régression de la démocratie.
C’est aussi un mauvais calcul financier. L’Etat se désengagera de ses
responsabilités de santé : « à chacun de s’assumer ! ». On voit déjà les
assureurs privés se précipiter sur l’aubaine. Seuls les plus riches peuvent
payer les primes des assurances complémentaires. On peut être sûrs que les
assureurs privés augmenteront leurs primes au fur et à mesure du
vieillissement de la population et de l’augmentation des dépenses de santé,
sans oublier leur marge bénéficiaire. Jusqu’à ce que les malades ne puissent
plus s’assurer. Les pathologies les plus coûteuses ne seront plus
remboursées. Le modèle nord-américain qui est coûteux est un échec en terme
de santé publique. Nous dépensons moins pour notre santé en terme de % du
PIB que les USA pour un meilleur résultat en terme de morbidité et de
mortalité.
Nous devons donc contribuer à sauver la Sécurité sociale. Pour cela nous
devons accepter de nous remettre en cause. Mais nous devons aussi défendre
le service public, critiquer la T2A qui est inflationniste et dessert les
spécialités cliniques, nous organiser en réseaux, défendre la santé
publique, développer la prévention, la délégation des tâches, et défendre
l’éthique du service public de santé.
La réforme de la pédiatrie :
L’exercice de la pédiatrie est multiple, insuffisamment rémunéré comme
toutes les disciplines cliniques, avec une démographie déficitaire depuis
2007, une activité libérale en diminution par remplacement insuffisant des
pédiatres libéraux partant à la retraite et une activité hospitalière en
augmentation. L’activité d’urgence pédiatrique reste insuffisamment
reconnue. La prise en charge des adolescents reste à améliorer. Le temps
passé au conseil parental est insuffisamment valorisé. Les pédiatres ont
cependant des atouts majeurs pour aborder les réformes nécessaires :
* l’habitude de responsabiliser les parents, « premiers soignants de
l’enfant »
* la culture de la prévention
* l’expérience des réseaux, en particulier en néonatologie, en oncologie, et
dans toutes les surspécialités.
* le souci de la cohérence des soins, en particulier d’assurer le lien avec
les parents, les médecins libéraux, les urgences, l’hospitalisation, les
surspécialités.
Depuis 5 ans nous avons travaillé ensemble, pédiatres hospitaliers
universitaires ou non, pédiatres libéraux et communautaires au sein du
Conseil National de la Pédiatrie pour défendre l’essentiel de notre éthique
: l’égalité d’accès pour tous les enfants à des soins de qualité.
Aujourd’hui défendre cette éthique c’est faire entendre aux tutelles, aux
responsables politiques les besoins des enfants, des prématurés aux
adolescents. Résister c’est s’appuyer sur la réalité. C’est être attentif à
ce qui peut brutalement ou insidieusement diminuer la part de notre système
de soins dévolu à l’enfant.
Nous mesurons la responsabilité de vous représenter à ce moment crucial de
décisions de réformes qui engagent l’avenir. Faites nous connaître votre
opinion. Inscrivez-vous au SNPEH. Nous avons besoin d’une représentation
forte pour défendre la pédiatrie. |