|
Bulletin d'adhésion au SNPEH 2010 Textes importants Pénibilité du travail de nuit des médecins hospitaliers Resultat de l'enquête de l'INPH sur l'attractivité de la carrière hospitalières en 2010 Rémunérations des praticiens hospitaliers - JO octobre 2009 Etat de la démographie de la pédiatrie en France en 2009 Etat de la démographie de la pédiatrie hospitalière en 2009 Conseil National
de l’Urgence et de la Permanence des Soins
CIRCULAIRE DHOS/O1/2005/67 du 7 février 2005 relative à l’organisation des
transports de nouveau-nés nourrissons et enfants Plan de périnatalité "Douste-Blazy" 2005-2007
- décembre 2004 Les textes sur la périnatalité: Plan
gouvernemental périnatalité Liens |
Communiqué du SNPEH
Le démantèlement de l'hôpital Trousseau 1er juillet 2010 Lette au président de la République Retraite et pénibilité Signée par la COLLEGIALE des PUPH Anesthésistes Réanimateurs, la FPS, les SAMU-URGENCES de France, le SNMARNU, SNMRHP, SNPEH, SNPHAR-e, SYMHOSPRIV, SYNGOF Voir aussi la lettre à remettre à votre député Monsieur le Président de la République, Neuf
syndicats de Praticiens Hospitaliers représentant des
spécialités* et statuts** fortement impliqués dans
la permanence des soins hospitalière, vous interpellent sur la
pénibilité de nos professions et son retentissement. En
effet, cette pénibilité cumulée au fil des
années est totalement occultée du débat actuel.
Les médecins hospitaliers qui exercent dans les hôpitaux publics de France passent quatre à cinq années minimum de leur carrière en travail de nuit ou de week-end. Les effets induits de ce travail de nuit sont connus et documentés, ce sont des troubles cardio-vasculaires, des cancers, des troubles du sommeil, des troubles psychologiques et des morts violentes. Dévoués à notre profession reconnue stressante et difficile, assurant une permanence 24h sur 24 sur l'ensemble du territoire, nous réalisons de fortes amplitudes horaires souvent bien au delà des 48 heures hebdomadaires qui constituent le maximum réglementaire européen. Les Praticiens Hospitaliers prennent déjà leur retraite en moyenne à 63,8 ans, nous n’avons pas de problème d’emploi des seniors, et ne bénéficions pas de retraite précoce. La démographie actuelle des praticiens hospitaliers nous oblige désormais à continuer à travailler la nuit jusqu’à notre départ en retraite posant des problèmes de sécurité pour nos patients. Nous ne disposons d’aucun aménagement de fin de carrière qui pourrait nous permettre de limiter notre épuisement. Le dépistage individuel des praticiens devenus invalides n'est pas satisfaisant. Nous exigeons une véritable reconnaissance de notre engagement et la prévention des conséquences dramatiques de cette pénibilité aisément quantifiable. Nous avons des propositions que nous souhaitons vous exposer, afin d’établir enfin un dialogue constructif et trouver ensemble des solutions. Traiter ce difficile problème par le mépris aggraverait l’incompréhension, la démotivation et la colère des acteurs de terrain et surtout favoriserait encore plus le désengagement du service public. Totalement mis à l'écart des débats en cours, las des promesses non tenues et du vide relationnel actuel, nous demandons la mise en place sans délais de négociations sur la pénibilité liée au travail de nuit de nos métiers. Notre engagement sans réserve dans l’exercice de notre métier justifie une réponse de votre part. Nous n’en doutons pas et c’est dans cette attente que nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos respectueuses salutations. *pédiatrie, obstétrique, anesthésie réanimation, chirurgie et urgences ** hospitaliers et hospitalo-universitaires Organisations signataires : COLLEGIALE PUPH Anesthésistes Réanimateurs - Pierre SCHOEFFLER FPS – Hanni Jean TAWIL SAMU-URGENCES de France - Marc GIROUD SNMARNU - James BRODEUR SNMRHP - Jean Luc DIEHL SNPEH - Jean Louis CHABERNAUD SNPHAR-e - Nicole SMOLSKI SYMHOSPRIV - Philippe AILLERES SYNGOF - Jacques FAIDHERBE POUR UN NOUVEL HOPITAL TROUSSEAU mardi 16 février 2010
COMMUNIQUE DU SYNDICAT NATIONAL DES PEDIATRES DES ETABLISSEMENTS HOSPITALIERS SNPEH Non au démantèlement de l’hôpital Trousseau de Paris !
Le Conseil
exécutif de L’AP-HP du 19 janvier 2010 a
décidé, de transférer les
surspécialités pédiatriques et la chirurgie de
l’hôpital Trousseau dans les 2 autres hôpitaux
pédiatriques parisiens, tout en maintenant le pôle
périnatal Trousseau-Bluets et la pédiatrie de
proximité. Cette décision, si elle devait
s’appliquer, aboutirait à un
démantèlement massif de Trousseau
générateur de graves conséquences.Paris et la région Ile de France ne disposeraient plus alors que de deux hôpitaux pédiatriques, ce qui déstabiliserait l’offre de soins de l’est francilien, alors même que les prévisions font état d’une hausse importante de la démographie dans le Grand-Est. Le pôle périnatal de Trousseau qui réalise aujourd’hui 5500 accouchements est le seul de type 3 du réseau de l’Est parisien. Son expertise, unanimement reconnue en matière de diagnostic anténatal et d’accueil du nouveau-né malformé est fondée sur la complémentarité existant entre les équipes obstétrico-pédiatriques, de surspécialités pédiatriques, de chirurgie et de génétique. C’est ce principe qui serait remis en cause. La prise en charge pédiatrique du bassin de population est très importante en terme d’activité : 30 000 séjours hospitaliers, 200 000 consultations et 45 000 passages aux urgences. Quelle serait la qualité de la réponse aux urgences sans service d’aval de chirurgie (orthopédique, viscérale, ORL et maxillo-faciale) ou de surspécialités (brûlés, pneumologie, gastro-entérologie, cancérologie, néphrologie, neurologie) ? Les autres hôpitaux parisiens ne pourraient pas répondre aux besoins de ce bassin de population : Robert Debré a déjà des urgences très chargées et des lits d’aval très sollicités et la fermeture de l’hôpital St Vincent de Paul est en cours. Trousseau est également un centre universitaire pédiatrique de premier ordre accueillant actuellement 150 externes par quadrimestre et 100 internes par semestre. L’activité universitaire de formation des futurs médecins en particulier pédiatres (alors que notre pays en manque), et d’infirmières serait ainsi fortement réduite par manque de lieux de stages. Cette restructuration aurait également pour conséquence la suppression de 6 unités de recherche INSERM et de 7 centres de maladies rares. Les effets délétères de ce type de restructuration, qui dure souvent plusieurs années et démobilise les équipes médicales et soignantes, ont déjà été observés lors de la fermeture progressive de l’hôpital St Vincent de Paul. Le découragement et la fuite des compétences des équipes soignantes et de recherche sont donc malheureusement plus que prévisibles. Le SNPEH apporte son soutien aux équipes médicales et soignantes de Trousseau et ne comprend pas le bien-fondé de cette décision qui ne tient pas compte des besoins des patients et des équipes soignantes mais repose sur des arguments essentiellement économiques (suppression de postes pour équilibrer le budget de l’AP-HP). Cette décision, avant même la publication des décrets d’application, est l’une des premières mises en pratique de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (votée en juillet dernier) que pourtant les personnels médicaux et soignants ont massivement rejeté au printemps dernier. Le SNPEH estime que cette décision du conseil exécutif de l’AP-HP, prise sans tenir compte des équipes universitaires médico-chirurgicales de l’hôpital Trousseau et potentiellement dangereuse en terme de santé publique pour les femmes et les enfants de la région Ile de France, doit être reconsidérée. Pour le CA du SNPEH, (Membre l’INPH), Docteur J-L Chabernaud, Président
Composition du bureau du SNPEH Mise à jour le 17 octobre 2008 Président : Vice-Présidents Secrétaire général : Secretaire général adjoint : Trésorier et Syndic : Trésorier adjoint: Membres du Conseil d’Administration : Philippe BABE Pascal BOLOT Jérôme CLOUZEAU François DOUCHAIN, Arras Francis LECLERC Claude LEJEUNE Bernard Le LUYER Didier PINQUIER Elisabeth QUESTIAUX |
La création de cette nouvelle organisation intervient
alors que les pédiatres publics se considèrent comme les oubliés des derniers
aménagements de l'hôpital, principalement dans les services d'urgences et dans la
réorganisation du système des gardes.
Les pédiatres, qui rappellent que les interventions à caractère
pédiatrique représentent environ 30 % du nombre total des urgences en France,
regrettent notamment que les quelque 800 postes de praticiens hospitaliers (PH), de
médecins attachés et de praticiens urgentistes contractuels créés depuis deux ans par
les pouvoirs publics aient été essentiellement destinés au services d'urgences pour
adultes. Ils contestent le projet selon lequel la capacité médicale d'urgence (CMU), «
dont le programme couvre essentiellement les pathologies adultes », serait exigée de
tout médecin travaillant aux urgences, « même s'il est pédiatre et travaille dans
des urgences pédiatriques ».
Pour Jean-Christophe Mercier, cofondateur du SNPEH et président du Groupe francophone de
réanimation et d'urgences pédiatriques, appliquer ce projet « constituerait
indéniablement une menace sur la médecine prodiguée aux enfant dans les urgences de nos
hôpitaux ». Favorables au principe de l'instauration d'un repos de sécurité après
une garde, les pédiatres hospitaliers s'inquiètent cependant des modalités de la mise
en oeuvre d'une telle réforme : « Sa mise en application sans la création d'un
nombre suffisant de postes rendrait impossible le fonctionnement de la grande majorité
des services d'urgence, de réanimation pédiatrique ou néonatale. »
Du fait du numerus clausus et des postes ouverts à l'internat pour la filière
pédiatrie, la diminution inéluctable des effectifs de jeunes médecins qui se destinent
à la pédiatrie ne permettra pas de combler les départs en retraite. A court terme, la
pédiatrie deviendra une « profession sinistrée », et la qualité des soins des enfants
se dégradera lentement.
Les objectifs du SNPEH sont:
- la défense des conditions d'exercice, des intérêts
généraux et particuliers des pédiatres exerçant dans les établissements hospitaliers.
- plus spécifiquement l'amélioration des conditions de travail des pédiatres et des
autres praticiens spécialistes de l'enfant.
- la défense de la spécificité de la prise en charge des enfants dans ces différents
secteurs d'activité.
Le conseil d'administration comporte 15 membres
(représentant les différents types d''établissements publics et privés et les
différents mode d'exercice et de spécialité)
![]()